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L'UTMB est un Ultra trail qui s'est déroulé du 24 au 26 Août 2007.
Cette course est considérée comme la plus difficile d'Europe avec ses 163 km et 8900 m de dénivéle positif.
Le départ et l'arrivée se font à Chamonix en passant par Courmayeur (Italie) et Champex (Suisse).
Ce parcours qu'un randonneur effectue en 7 à 10 jours, nous l'avons effectué en 44 h 26min.

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L'enchaînement de cols compris entre 1700 et 2500 m, les deux nuits passées en montagne sans dormir, la distance importante font de cette épreuve l'une des plus difficiles et sélectives au monde.
Sur 2300 traileurs au départ, près de 900 ont été contraints à l'abandon.

 

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Jeudi 23 Août : 

Départ de Lisieux : Gaël est accueilli en robe de chambre par Hervé … à moins que ce ne soit Laurence … mais imaginer Hervé dans sa robe de chambre en pilou … Ouaah ! (« La magie opère » comme dirait Philippe)

Après avoir récupéré Philippe, l’assemblée des « têtes de cons »  a réuni le quorum et élit à l’unanimité Serge comme « tête de Turc ».

Les bras séculiers s’abattent sur les lunettes de course et le téléphone portable : mais , Serge, par un habile subterfuge parvient a déjouer le piège !


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De gauche à droite : Gaël LEON, moi-même !, Hervé TAQUET, Philippe MOREAU : la même équipe que pour la 333 !

Lors d’un moment fort d’échange philosophique, nous devisons sur la citation suivante :

« Comme disait Néron en portant la coupe à ses lèvres : c’est bon mais c’est chaud ! »

 Nous décidons d’en faire notre devise … elle nous portera sur les chemins de la totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge reminiscent. 

La faim nous pousse à nous arrêter dans un relais gastronomique : auto-daube ou quelque chose comme ça !

Arrivée à Chamonix vers 16 heures : le retrait des dossards se fait dans un hall où à lieu le salon de la course-nature : la tension monte d’un cran.

Tout est super bien organisé :
-          1er arrêt : contrôle des sacs : évidemment Hervé fait encore le malin en n’ayant pas ses piles de rechange … il baratine le type du contrôle !
-          2ème arrêt : retrait du dossard et du tee-shirt : on y est ! (la magie opère comme dirait Philippe) 

Un petit tour dans le salon et on tombe sur le stand 333 et Alain GESTIN.

Grand débat sur le stand GARMIN sur l’utilité du foretrex 101 par rapport au modèle 305 avec cardio intégré bi-bande à onde ultra courte et faisceaux luminescent à diode radioguidée. …. Mais p......, où on met les piles !!!

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Départ pour le gîte des aiguilles rouges : Hervé et Philippe sont accueillis par une banderole mettant en évidence leurs sponsors : Manix, Ricard, …
Fabrice nous tend les bras et le ventre : la chaleur humaine est parfois faite de rondeurs !! 

Au menu du dîner concocté par Fabrice et pris avec Michel et Mauricette :
-          plateau de crudités de 2 m 50 de long : museau vinaigrette, crabe, surimi, …
-          plat de résistance : salade
-          pour digérer la salade : hachis Parmentier au confit de canard : autre citation retenue : « Touche pas à la tomate, ça tombe dans les genoux ! »
Hervé, Chapitre VIII, verset 4

-          Fromage de brebis.
-          Tarte aux pommes (la magie opère comme dirait Philippe) 

1ère nuit : rien à signaler …. Si … Hervé pète en dormant, Serge ronfle … un peu , Philippe fait PFFF avec sa bouche et Gaël se lève la nuit pour pisser.(Notons que pisser est l’activité principale du traileur aguerri)

Vendredi 24 Août : 

Lever 8h30 : bonne nuit réparatrice.
Petit déjeuner cool. 

Préparation des sacs, momification du corps : pieds, épaules, dos, genoux.

Séance digne d’un institut de beauté : Rasage du dos poilu de Gaël par Serge (la magie opère comme dirait ….). Celui-ci propose de lui faire le maillot … ce sera pour plus tard. 

Repas du midi : pâtes + lard  

Après-midi : repos dans la chambre … la tension monte.

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Départ du gîte à 16h30 : gros stress !! Fabrice sait trouver les mots qui motivent : « celui qui traîne, je l’enc... !! » comme « c’est bon mais c’est chaud », cette phrase nous maintiendra en éveil tout au long de la course !! 

Arrivée dans le centre de Chamonix : beaucoup de monde : traileurs, touristes, belettes aussitôt repérées par Gaël : l’instinct du prédateur. 

On se positionne dans une rue donnant sur la place, il y a beaucoup de monde.

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18h35 : le départ est donné : grosse émotion, les poils se hérissent (Gaël regrettera à ce moment d’avoir refusé l’épilation du maillot).

« Une ferveur incroyable nous pousse vers ce défi incroyable qui nous attend et que l’on espère valider, bref la magie opère. » Philippe Moreau, chapitre III, verset 8.

 Beaucoup de gentillesse et de respect dans les yeux et les cris des spectateurs.

La traversée de Chamonix est très émouvante.

19h30 : Arrivée aux Houches, en courant non-stop depuis Chamonix : sur le parcours nous croisons un coureur au sol : il est inconscient avec apparemment un trauma crânien. Il y a du monde autour de lui, … ça calme : ceci nous rappelle que la vigilance s’impose en trail.

Il y a beaucoup de coureur autour de nous, il est difficile de prendre notre rythme. 

Un coureur vomi tout ce qu’il peut sur le bord du chemin : sans possibilité de s’hydrater ni de s’alimenter, il n’ira pas très loin

La montée au col de Voza se fait sous un coucher de soleil incroyable derrière les montagnes : « oulala, k’sé bô ! » Gaël, chapitre IX, verset 3.

Une belle anamite se fait dévorer par les fourmis : non, non, ce n’est pas une hallu, c’est bien réel … Gaël aurait bien troqué son camel-bag pour une paire de mandibules !

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Montée vers le  Col de la croix du Bonhomme.

21h50 : St Gervais : Après le calme de la montagne et le silence de la nuit, nous entrons dans St Gervais noir de monde, dans un bruit assourdissant. Quelle ambiance ! « ça me rappelle le Macumba un samedi soir de 1970 ! » Hervé, chapitre XII, verset 9.
C’est de la folie ! Nous sommes émus ! ( un congrès de belettes se tenait le même jour !)

Le maire en personne distribue les gobelets aux coureurs. 

Beaucoup de gens nous disent « bonne nuit ! » , sans moquerie mais avec énormément de respect et de compassion. On se sent un peu chouchoutés ! 

C’est l’heure à laquelle tout le monde va se coucher, c’est pourquoi Hervé s’exclame : « une pipe, une tape sur les couilles et au lit !! » …. Ben, faudra attendre un peu !!! 

Entre St Gervais et les Contamines, Gaël s’envole.
En fait son camel-bag s’est ouvert et le temps qu’il le remette en place, il a cru que nous étions passés devant, il a donc accéléré pour nous rattraper  !

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23h47 : Les Contamines : La première grosse ascension de col se profile : la montée vers le col de la croix du bonhomme.

La nuit dévoile le « serpentin magique » : les lampes frontales ressemblent à des lucioles qui forment un long cordon de points blancs. Elles semblent nous tracer le chemin vers la totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge reminiscent. 

A certains refuges, les gens pris non pas par l’ivresse de l’altitude mais plutôt par celle du Génépi, nous acclament avec force cris et bruits de sonnettes.

« Bande de nazes, les vaches ne portent pas de cloches mais des sonnettes : la cloche est coulée dans le bronze alors que la sonnette est faite d’une feuille de métal pliée. Bon dieu , qu’y sont cons ! » Hervé, chapitre V, verset 23. 

La montée se fait bien, la descente sera plus technique : le sol est très humide, voire boueux.

Des cris perçants déchirent la nuit : « Ah, p..... de b..... de m....., j’me suis niqué la cheville !! » Philippe et Serge doivent se rendre à l’évidence : ils ne savent pas descendre !

Une cheville en vrac pour chacun … Heureusement, notre kiné de l’extrême diagnostique à distance une entorse bénigne du tarse optural droit avec librification de la longère extérieure frubronale … « y vont pas commencer à me faire chier … ! » se dit-il en lui-même.

Samedi 25 Août : 

04h37 : Les Chapieux : Ravitaillement aux Chapieux puis ascension du col de Seigne.
Serge prend de l’avance, Hervé reste avec Philippe qui connaît son premier gros coup de pompe.
La montée est très difficile, très longue et épuisante.

2 tentes jaunes marquent la fin de l’ascension, il fait froid : 3°C  environ. 

Descente vers le refuge Elisabeta : C’est la partie préférée d’Hervé ! Le jour se lève sur un magnifique glacier.

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Le Col de Seigne au petit matin.


08h07 : Refuge Elisabeta : le spectacle est grandiose. Une vallée glacière apparaît sous nos yeux. La végétation est rare et fait place à un paysage minéral somptueux.

On longe le lac Combal dans lequel se mélangent les eaux du glacier et celles de la Tourbière qui l’enserre : des irisations irréelles  s’étalent au gré du vent. 

Nous faisons la photo traditionnelle. 

Nous marchons sur une route surélevée ce qui lui permet d’éviter d’être inondée lors de la fonte des glaces ou des orages.

Nous bifurquons ensuite sur un petit chemin de terre qui nous emmène vers l’arête du Mont Favre.
Montée difficile puis descente vers le col Checrouit.

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Devant le glacier au refuge Elisabeta

10h36 : Nous arrivons au col Checrouit  pour continuer la descente vers Courmayeur. 

11h39 : Nous atteignons Courmayeur : C’est un moment important car il marque le chemin du retour vers Chamonix. Notre 1er objectif était d’atteindre la mi-parcours en bon état physique, ce qui est le cas. Inutile de se dire qu’il reste encore 86 km à parcourir. Nous prenons les difficultés au fur et à mesure qu’elles arrivent. 

Michel et Mauricette nous accueillent chaleureusement au ravitaillement : Michel remplit la carte mémoire de son appareil photo avec nos tronches fatiguées. Heureusement qu’il n’a pas l’odorama car nous commençons à sentir le renard, le fennec ou encore le squonce. 

Récupération du drop-bag, changement de fringues, un ravito rapide et hop, nous repartons … alors que beaucoup de concurrents abandonnent ici. 

Mais les premiers doutes sur le respect des barrières horaires naissent à ce moment : nous perdons toujours du temps. 

La montée vers Bertone est terrible : elle s’effectue à la queue leu leu, dans la forêt et sous la chaleur. La montée n’en finit pas. Gaël a son coup de mou, il a envie de vomir : une  pause s’impose !

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13h43 : Refuge Bertone : L’arrivée au refuge est un vrai soulagement. .

Nous poursuivons notre retour sur un chemin facile en balcon, presque toujours plat. C’est certainement trop facile car le manque de sommeil se fait sentir, nous commençons à dormir debout. 

Nous décidons de nous allonger quelques minutes : quel bonheur, le cerveau se déconnecte instantanément. Cela fait 20 heures que nous ne nous étions pas octroyé un tel moment.

La vue est somptueuse, le soleil caresse nos corps endoloris, les vaches gazouillent et les oiseaux pètent. 

10 minutes après, nous reprenons notre route vers le refuge Bonatti.

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16h15 : Refuge Bonatti 

17h25 : Arnuva : Gaêl et Serge arrivent les premiers au refuge. La descente a été très difficile pour Philippe : ses pieds le font souffrir. Un ongle a sauté quand iI a tapé sur une pierre. Les ampoules monstrueuses apparaissent. Bref c’est la grosse galère. Il pense même devoir abandonner.

Serge a une pensée malsaine : on ne va jamais passer la barrière horaire, il faudra peut-être partir sans attendre Philippe et Hervé.

Heureusement, 15 minutes après, ils arrivent à leur tour au ravitaillement.

Ouf, on continue la route ensemble. 

Du ravito on aperçoit le sommet du Grand Col Ferret : c’est pas bon pour le moral. L’ascension se fait au rythme, c’est dur, très dur mais tout le monde tient et souffre en silence.

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19h21 : Grand col Ferret : A peine le temps de souffler, on redescend vers La Fouly. 

Au ravitaillement de La Peule, nous sommes accueillis par un « Bienvenue en Suisse ! » avec l’accent en plus. 

La descente vers la Fouly nous soulage car à ce moment, nous n’avons plus de soucis de barrière horaire.

Sur le chemin Serge s’arrête pour se mettre de la NOK sur les fesses. Evidemment, Gaël , toujours très discret à ces moments là s’empresse de crier aux coureurs qui nous doublent : « et ben, oui, il a le cul en feu !! » . Un coureur nous crie alors : «  et il n’est pas le seul !! »

Décidemment, on est tous dans la même galère ! 

La nuit nous enveloppe pour la seconde fois.

« une pipe, une tape sur les couilles et au lit ! » … non , Hervé, toujours pas !

21h40 : La Fouly : Record de distance battu pour Philippe et Serge : nous sommes à 107 km du départ (ancien record 102 km effectués à la Cromagnon 2006)

Le manque de sommeil se fait durement sentir. A la Praz, seul village mort de toute la course, nous nous octroyons une seconde pause dodo … de 8 min !
Nous nous allongeons où nous pouvons : sur des planches, dans un bac à fleurs, par terre. 

La montée sur Champex est pénible : interminable dans la forêt. Hervé augmente la cadence pour doubler un groupe d’une vingtaine de coureur qui pourrait nous retarder dans la récupération des sacs.

Dimanche 26 Août :

01h19 : Champex : Seconde base vie : il y a du monde, il fait chaud, Serge ne se sent pas bien du tout.. Nous ressortons très rapidement.

En plus de la fatigue, il souffre de maux de ventre : et oui, Les Philanthropies de l’ouvrier charpentier !

Nous empruntons un chemin forestier plat ou en descente légère. Tout ce qu’il faut pour s’endormir à nouveau. Hervé vient papoter avec Serge pour l’empêcher de sombrer.

Cela devient très dur. 

Deux vachettes égarées nous suivent pendant quelques centaines de mètres. 

La montée vers Bovine est terrible : Il faut monter sur des dalles, voire les escalader, enjamber des ruisseaux, chercher son chemin entre les pierres, le tout à la lumière de la frontale.

Serge se réveille en ouvrant la route pour Hervé et Philippe.

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04h49 : Bovine : C’est un vrai soulagement lorsque le chemin s’adoucit peu à peu pour redevenir quasiment plat ; C’est un fait un chemin double avec une trace en haut et une en bas.

Nous prenons juste un verre de café ou un bol de soupe au ravito et nous redescendons vers Trient.

La descente est technique et pourrait être rapide si nous avions encore suffisamment de force … et d’ongles !

Nous perdons beaucoup de temps dans ces descentes.

A La Forclaz : Serge s’effondre contre un abribus en attendant Philippe qui arrive peu après. Hervé et Gaël attendent assis sur un banc tronc d’arbre, les yeux glauques (plus que d’habitude !)

 

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06h49 : Trient : Nous rangeons définitivement les lampes frontales. Deux petites Suissesses mignonettes nous accueillent ! Ouaahh ! ça réveille !! 

Nous entamons ensuite la montée du col des Tseppes : C’est la dernière ascension de col de la course … mais quelle ascension. C’est un sentier forestier extrêmement raide qui n’en finit pas.

De nombreux coureurs se suivent … sans un mot. Tout le monde est dans sa souffrance, son désir d’en finir avec cette folie, son envie de dire stop, de s’arrêter en pleine montagne et de dormir …. Enfin.

Quand on pense que le sommet est proche, il faut s’enquiller encore un raidillon … et ça dure 5 km !

La descente vers Vallorcines est un immense soulagement : l’arrivée est pour bientôt, la barrière horaire est loin derrière nous … rien ne peut nous empêcher d’arriver !

On reçoit de nombreux coups de téléphone. 

La descente est très difficile pour Philippe qui souffre de pieds et des genoux.

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10h47 : Vallorcines : Mauricette et Michel nous y attendent. Arrêt minute. 

12h22 : Argentières : Le chemin est long et ennuyeux. Nous avons hâte d’arriver.

Au ravitaillement, nous retrouvons nos fans les plus assidus : Michel et Mauricette !!!

Avant Chamonix, nous rangeons les bâtons dans les sacs, nous tentons de courir pour voir ce que ça donne.

Nous nous préparons à un moment de bonheur intense !! « La magie va t-elle opérer ? » se demande Philippe. 

Les gens que nous croisons nous encouragent, certains disent nous admirer, … il y a énormément de gentillesse dans les regards.

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15h00 : CHAMONIX

Il y a beaucoup de monde derrière les barrières.

Nous entrons tous les quatre dans la rue principale, il n’y a pas d’autres coureurs, c’est certains, les cris, les applaudissements sont pour nous et nous seuls.

Nous nous  prenons les mains : nous n’avons plus mal nulle part, nous courons comme au moment du départ

L’ émotions nous pousse au bord des larmes

La ligne est passée, Philippe est interviewé par le speaker.

On passe prendre notre récompense : un sweat sans manche sur lequel est marqué FINISHER !

 

 

Nous nous asseyons au bord d’u bac à fleurs sur des banc. Serge s’allonge et s’endort, les autres boivent une bière. Hervé discute avec un Italien.

Un traileur se baigne dans la fontaine en face !

Il faut se résoudre à rentrer au gîte.

Le retour à la voiture se fait clopin-clopant !

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Quelques vidéos de la course : Vidéo 1
Lien vers le site officiel de l'UTMB Vidéo 2
Vidéo 3
Vidéo 4